Les risques psychosociaux recouvrent  des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont un impact sur le bon fonctionnement des entreprises.

On les appelle “psychosociaux” car ils sont à l’interface :

  •  de l’individu : le “psycho“,
  •  et de sa situation de travail : le contact avec les autres (encadrement, collègues, clients…), c’est-à-dire le “social“.

Plusieurs facteurs, lorsqu’ils sont subis et éprouvés dans la durée, individuellement ou ensemble, aboutissent à l’apparition de risques psychosociaux :

Ils ne se limitent pas à la problématique du stress professionnel, ils concernent également, le harcèlement moral et sexuel, les incivilités,  les agressions, le sentiment de mal-être au travail, les violences psychologiques ou physiques internes ou externes exercées contre un salarié sur son lieu de travail et qui mettent en péril sa santé, sa sécurité ou son bien-être.

Ces risques peuvent être à l’origine de pathologies professionnelles telles que les maladies psychosomatiques, les troubles du sommeil, la fatigue chronique et l’épuisement, les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) ou le mal de dos.

Depuis la loi de Modernisation sociale (17 janvier 2002) et l’intégration de la santé mentale en droit du travail, la santé au travail est passée de la notion d’absence de pathologie à la notion de bien-être physique, mental et social.

L’employeur, dans le cadre de son obligation générale de la protection de la santé et de la sécurité de ses salariés, est désormais soumis à l’obligation d’intégrer les risques psychosociaux dans l’évaluation des risques de l’entreprise, et de prendre toutes les mesures utiles pour les prévenir.

On peut noter un lien entre l’apparition de ces risques et l’absentéisme, le taux élevé de turn-over, le respect médiocre des horaires ou des exigences de qualité, des problèmes de discipline, la réduction de la productivité, des accidents de travail et des incidents, une augmentation des rebuts et des malfaçons, une dégradation du climat social, des atteintes à l’image de l’entreprise…

Source de l’article :
http://www.travailler-mieux.gouv.fr